| Marc Goldberg
fait ses premiers pas au théâtre
avec la Compagnie des Théâtrophages,
tout en menant des études de
philosophie.
Il y joue Goldoni,
Tchekhov ou Anouilh, et la troupe
monte son premier texte : Les
Rendez-Vous, mis en scène par
Fabrice de la Patellière. Jouée
une centaine de fois, la pièce
est un succès.
Mais Marc Goldberg,
alors âgé de vingt-cinq ans,
éprouve le besoin de changer
d'horizon : pendant cinq ans,
il sera trader sur les marchés
financiers.
Ce travail le conduit
naturellement à Londres, où le
théâtre anglais ranime son amour
des planches.
Il rentre à Paris,
et commence sa carrière de metteur
en scène.
Attaché à faire découvrir des
textes, il est le premier à mettre
en scène Trans-Atlantique de
Gombrowicz en France, ou à monter
sur Paris une pièce méconnue
de Zweig : Un Caprice de Bonaparte.
Les auteurs contemporains l'attirent
particulièrement : il crée par
exemple Douce Violence de Raphaël
Scheer à Strasbourg, ou Le Café
des Roses de Carine Lacroix à
Paris.
Mais il travaille surtout
au gré des rencontres et de l'inspiration
: un pasticcio d'opérette à la
Péniche Opéra, un spectacle de
poésie arabe du Moyen Age à Lyon,
le duo comique «Delphine et Noémie»...
Administrateur du Vingtième Théâtre
depuis deux ans, il y crée plusieurs
spectacles : deux courtes pièces
du Moyen Age (Le Jeu d'Adam et
La Farce du Cuvier), Un Caprice
de Bonaparte de Zweig, et Le
Bébé de Marie Darrieussecq, dont
il signe l'adaptation et la mise
en scène.
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