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Pièce de Stéphan Wojtowicz
NOTE D'INTENTION
La Sainte-Catherine n'est pas une page de plus sur la guerre de 14 - 18, mais bel et bien une comédie satirique sur la difficulté de survivre après un tel cataclysme et de se construire une nouvelle existence malgré tout.
Ainsi, le cadre proposé par Stéphan Wojtowicz, un vieil hôtel provincial réaménagé pour la circonstance en hôpital de campagne, n'est pas innocent puisqu'il devient le révélateur des angoisses de chacun des personnages, entre la culpabilité dévorante d'un passé trouble pour les uns, et l'appréhension d'un avenir incertain pour les autres.
Dès la première lecture de La Sainte-Catherine j'ai été immédiatement séduit par le mélange des genres, subtile alchimie dont Stéphan Wojtowicz a visiblement le secret, car l'auteur madré qu'il est, n'a pas son pareil pour exploiter un arrière-plan douloureux, tel que l'après-guerre et ses souffrances inhérentes, et parallèlement décliner avec une gourmandise et une ironie corrosive des situations et des personnages plus pittoresques les uns que les autres.
José Paul
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